Emploi : concrétiser l’Initiative pour l’emploi des jeunes (19/03/2013)
La Commission a proposé des dispositions opérationnelles visant à mettre en œuvre l’Initiative pour l’emploi des jeunes qui bénéficie d’un budget de 6 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Elle vise en particulier à aider les jeunes sans emploi qui ne suivent ni études ni formation (les «NEET») dans les régions de l’Union qui accusaient un chômage des jeunes, supérieur à 25 % en 2012. Elle mettrait l’accent sur l’intégration professionnelle des NEET. Dans le cadre de l’établissement d’une Garantie pour la jeunesse, les États membres sont invités à prendre des mesures garantissant que tous les jeunes jusqu’à l’âge de 25 ans se voient proposer une offre de qualité portant sur un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant leur sortie de l’enseignement formel ou la perte de leur emploi. Les jeunes ont été très durement touchés par la crise économique. En janvier 2013, l’UE comptait 23,6 % de chômeurs parmi ses jeunes, un taux qui représentait plus du double de celui des adultes. Quelque 7,5 millions de jeunes Européens (âgés de 15 à 24 ans) sont sans emploi et ne suivent ni études ni formation. Il ne s’agit pas seulement d’un problème pour les personnes concernées, mais d’une situation qui risque de porter gravement atteinte à la cohésion sociale au sein de l’UE et qui pourrait avoir des répercussions négatives à long terme sur le potentiel économique ainsi que sur la compétitivité. La Commission a adopté le 5 décembre 2012 le paquet «Emploi des jeunes» établissant une Garantie pour la jeunesse et un cadre de qualité pour les stages par une Alliance européenne pour l’apprentissage et propose des pistes pour réduire les obstacles à la mobilité des jeunes.
Promouvoir l’entrepreneuriat féminin et lutter contre les stéréotypes (19/03/2013)
Les députés européens estiment que pour restaurer la croissance et inverser les effets de la crise, les États membres doivent investir dans la formation continue, la requalification des politiques, le télétravail et de nouveaux emplois, promouvoir l'entrepreneuriat féminin et développer les services d'accueil des enfants. Ils doivent également inclure les femmes dans les processus de décision et promouvoir l'équilibre femmes/hommes au sein des conseils d'administration des entreprises. Les stéréotypes de genre contribuent à la féminisation de la pauvreté, affirment les députés. Ils persistent sur le marché du travail dans certains domaines, comme les postes d'ingénieur ou les professions liées à la petite enfance, et engendrent une ségrégation professionnelle et des écarts de rémunération entre les sexes. Ils appellent à prendre des mesures pour combattre les stéréotypes dans l'éducation, dès le jardin d'enfants, dans les médias, la publicité, le marché du travail et les politiques. Les députés insistent sur l'importance de promouvoir une représentation de la femme qui respecte sa dignité plutôt que de sexualiser l'image des filles et des femmes.
Exclusion sociale des mineurs (27/02/2013)
Dans l’Union, les enfants sont davantage menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale que le reste de la population. En 2011, 27% des moins de 18 ans étaient exposés, contre 24% des adultes (de 18 à 64 ans) et 21% des plus âgés (65 ans et plus). Les personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale sont celles relevant d’au moins un des trois critères suivants: à risque de pauvreté, en situation de privation matérielle grave ou vivant dans des ménages à très faible intensité de travail. En 2011, les plus fortes proportions d’enfants de moins de 18 ans menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale ont été enregistrées en Bulgarie (52%), en Roumanie (49%), en Lettonie (44%), en Hongrie (40%) et en Irlande (38% en 2010), et les plus faibles en Suède, au Danemark ainsi qu’en Finlande (16% chacun), suivis par la Slovénie (17%), les Pays-Bas (18%) et l’Autriche (19%). Une observation plus détaillée de la pauvreté monétaire montre que près de la moitié de l’ensemble des enfants dont les parents avaient un faible niveau d’éducation (soit au plus le premier cycle de l’enseignement secondaire) étaient exposés, contre 22% pour les enfants ayant des parents avec un niveau d’éducation intermédiaire (soit au plus le second cycle de l’enseignement secondaire) et 7% pour les enfants de parents ayant un niveau d’éducation élevé (enseignement supérieur). Dans tous les États membres, le risque de pauvreté pour les enfants diminuait lorsque le niveau d’éducation de leurs parents était élevé. Les enfants issus de l’immigration, c’est-à-dire ceux dont au moins un des parents est né dans un autre pays que celui de leur résidence actuelle, présentaient un plus grand risque de pauvreté monétaire que les enfants dont les parents sont nés dans le pays où ils vivent. Dans l’Union, 32% des enfants habitant avec au moins un parent né à l’étranger étaient exposés au risque de pauvreté, contre 18% des enfants dont les parents étaient originaires du pays de résidence.
Libérer le potentiel entrepreneurial de l’Europe pour relancer la croissance (28/01/2013)
Pour renouer avec la croissance et retrouver un niveau d’emploi élevé, l’Europe a besoin d’accroître le nombre de ses entrepreneurs. Les nouvelles entreprises, en particulier celles de petite et moyenne taille (PME), représentent la principale source de création d’emplois en Europe (quatre millions par an). En conséquence, la Commission européenne a présenté un plan d’action visant à soutenir les entrepreneurs et à révolutionner la culture d’entrepreneuriat en Europe. Ce plan souligne le rôle essentiel de l’éducation et de la formation, dans l’optique de favoriser l’émergence de nouvelles générations d’entrepreneurs. Il prévoit des mesures spécifiques d’aide aux jeunes (entre 15 et 20 % des étudiants qui prennent part à un programme «mini-entreprise» au cours de leur cursus secondaire créent plus tard leur propre entreprise, soit trois à cinq fois plus que le reste de la population), aux femmes, aux personnes âgées, aux migrants et aux chômeurs désireux de créer leur propre entreprise. Avec son fort taux de chômage, l’Union européenne dispose d’un réservoir inexploité de ressources humaines, notamment parmi les femmes et les jeunes. Le plan s’attaque également aux freins à l’entrepreneuriat, grâce à des mesures ambitieuses qui favorisent les jeunes pousses (aider notamment les entrepreneurs du web) et la création d’entreprises (simplification administrative), facilitent les transmissions d’entreprises (chaque année dans toute l’Europe, environ 450.000 entreprises représentant deux millions de salariés changent de propriétaire, ce qui occasionne la disparition de quelque 150.000 entreprises et de 600.000 emplois), améliorent l’accès aux financements et offrent une deuxième chance aux entrepreneurs honnêtes qui font faillite. Près de 4 Européens sur 10 aimeraient être leur propre patron s’ils le pouvaient. Si ce potentiel était exploité, des millions de nouvelles entreprises pourraient venir s’ajouter aux quelque 21 millions de petites et moyennes entreprises (PME) de l’Union européenne.
Emploi des jeunes : un train de mesures (18/12/2012)
La Commission propose des mesures pour aider les États membres à lutter contre les niveaux inacceptables de chômage et d’exclusion sociale des jeunes en assurant à ceux-ci des offres d’emploi, d’enseignement ou de formation. Elle a inclus dans son «Paquet emploi jeunes» une proposition de recommandation aux États membres concernant l’introduction d’une Garantie pour la jeunesse. Celle-ci vise à ce que tous les jeunes jusqu’à l’âge de 25 ans se voient proposer une offre de qualité portant sur un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant leur sortie de l’enseignement formelle ou la perte de leur emploi. La recommandation proposée appelle les États membres à établir des partenariats solides avec des parties prenantes, à assurer l’intervention à un stade précoce des services de l’emploi et d’autres partenaires qui soutiennent les jeunes, à prendre des mesures d’aide à l’insertion professionnelle, à tirer pleinement parti du Fonds social européen et des autres fonds structurels à cette fin, à évaluer et à améliorer constamment les dispositifs de Garantie pour la jeunesse et à les mettre en œuvre dans les meilleurs délais. Pour faciliter le passage de l’école au monde du travail, le Paquet comporte également un document de consultation des partenaires sociaux européens sur un cadre de qualité pour les stages, le but étant que les jeunes puissent acquérir une expérience de travail de qualité dans des conditions sûres. En outre, une Alliance européenne pour l’apprentissage est annoncée, qui a pour objectif d’améliorer l’offre et la qualité des apprentissages disponibles en diffusant les dispositifs qui ont fait leurs preuves dans ce domaine dans tous les États membres, et des pistes sont ébauchées pour réduire les obstacles à la mobilité des jeunes. Quelque 5,5 millions de jeunes présents sur le marché du travail (soit plus d’un sur cinq) n’arrivent pas à trouver un emploi, et 7,5 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans ne travaillent pas et ne suivent ni études ni formation. L’impossibilité pour les jeunes de trouver du travail entraîne un coût économique qui, selon les estimations d'Eurofound, s'élève à plus de 150 milliards d’euros par an, soit 1,2 % du PIB de l’Union européenne. Pour des pays tels que la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie et la Pologne, ce coût est supérieur ou égal à 2 % de leur PIB.Les coûts budgétaires de la Garantie pour la jeunesse proposée par le Paquet seront largement compensés par le fait que ces coûts économiques seront évités aujourd’hui et demain. Le taux de chômage des jeunes a franchi la barre des 25 % dans 13 États membres; il dépasse les 55% en Grèce et en Espagne, et s’établit à environ 30% ou plus en Italie, en Irlande, en Bulgarie, à Chypre, en Lettonie, en Hongrie et en Slovaquie. Plus de 30 % des chômeurs de moins de 25 ans sont sans emploi depuis plus de 12 mois: ils étaient 1,6 million en 2011, contre 0,9 million en 2008. Le taux d’emploi global des jeunes a chuté de près de cinq points de pourcentage au cours des quatre dernières années, soit un recul trois fois plus important que celui des adultes. Les chances pour un jeune chômeur de trouver un emploi sont faibles: seules 29,7 % des personnes âgées de 15 à 24 ans et au chômage en 2010 ont trouvé un emploi en 2011, ce qui représente une chute de près de 10 % en trois ans.
Panorama européen des compétences (18/12/2012)
La Commission propose le Panorama européen des compétences, un site web (http://euskillspanorama.ec.europa.eu/) apportant des informations quantitatives et qualitatives sur l’offre et la demande de compétences à court et à moyen terme et sur les déséquilibres entre celles-ci. Le Panorama, qui s’appuie sur des données et prévisions compilées à l’échelle de l’Union et des États membres, mettra en évidence les professions en pleine croissance et les principales professions connaissant une forte pénurie. L’Union compte actuellement environ deux millions d’emplois vacants, malgré des taux de chômage élevés. Le site web contient des informations détaillées par secteur, par profession et par pays. Le Panorama des compétences révèle que les secteurs où la main-d’œuvre est la plus déficitaire aujourd’hui en Europe sont ceux de la finance et du commerce, mais que l’Europe connaît aussi une pénurie de biologistes, de pharmacologues, de médecins et autres professionnels du secteur médical, d’infirmiers, d’informaticiens et d’ingénieurs. Le site web permet de constater que les pays où l’écart entre l’offre et la demande de compétences est le plus marqué sont la Lituanie, la Bulgarie, la Belgique, la Hongrie et l’Irlande, mais que cet écart est bien moindre au Portugal, au Danemark et aux Pays-Bas. La première version du Panorama s’adresse principalement aux décideurs, aux chercheurs, aux intermédiaires et aux professionnels. Elle permet l’analyse approfondie de la situation, ainsi que l’élaboration de mesures étayées en matière de planification de l’éducation et de la formation et de mesures ciblées pour mieux concilier l’offre et la demande de compétences sur le marché du travail. Le Panorama sera étoffé ultérieurement de manière à répondre aux besoins des demandeurs d’emploi, des travailleurs et des étudiants et à leur permettre de mieux peser leurs choix de carrière.
Aides européennes aux licenciés (09/11/2012)
Plus de 21.000 travailleurs licenciés en raison de la crise économique ou des répercussions de la mondialisation ont été aidés dans leur recherche de nouvelles possibilités d’emploi par le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) en 2011. Au total, ce fonds a versé 128 millions d’euros (+50% par rapport à 2010) pour venir en aide à ces travailleurs de 12 Etats membres. En Belgique, Irlande et Suède, ces contributions ont aidé les travailleurs licenciés à retrouver un emploi : 2.352 travailleurs (soit 45% des 5.228 personnes concernées par l’aide) mis au chômage dans les secteurs de l’automobile, du textile et de l’informatique ont retrouvé du travail ou se sont lancés dans une activité indépendante.
Fonds d’aide pour les personnes démunies (29/10/2012)
La Commission a proposé la création d’un Fonds d'aide aux personnes les plus démunies dans l'Union. Ce Fonds est destiné à appuyer l'action des dispositifs mis en place par les États membres pour fournir des denrées alimentaires aux personnes les plus démunies ainsi que des vêtements et d'autres biens de base aux sans-abri et aux enfants souffrant de privation matérielle. Une enveloppe de 2,5 milliards d'euros pour la période 2014-2020 sera consacrée. Les États membres financeraient 15 % des coûts de leurs programmes nationaux, tandis que les 85 % restant seraient pris en charge par le Fonds. En vertu de la stratégie Europe 2020, l'UE doit réduire d'au moins 20 millions le nombre de personnes en situation ou menacées de pauvreté. Des 116 millions de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'Union, quelque 40 millions souffrent de privation matérielle aiguë. L’une des principales caractéristiques de la privation matérielle est l’impossibilité d’accéder à une quantité suffisante de denrées alimentaires de qualité appropriée. La part de la population de l’Union n’ayant pas les moyens de s’offrir un repas avec viande, volaille ou poisson (ou l’équivalent végétarien) un jour sur deux – ce que l’Organisation mondiale de la santé définit comme un besoin fondamental – s’élevait à 8,7 % en 2010, soit plus de 43 millions de personnes, et les premiers chiffres disponibles pour 2011 indiquent une détérioration de la situation. Le sans-abrisme est une forme particulièrement grave de privation matérielle, dont l'ampleur est difficile à quantifier. Toutefois, selon des estimations, 4,1 millions de personnes étaient sans-abri en Europe en 2009-2010. Le sans-abrisme a augmenté récemment en raison de l’impact social de la crise économique et financière et de la hausse du chômage. Plus inquiétant encore est le fait que les familles avec enfants, les jeunes et les personnes issues de l’immigration sont de plus en plus nombreux parmi les sans-abri. L’Union compte 25,4 millions d’enfants menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale. D’une manière générale, les enfants courent un risque accru de pauvreté ou d’exclusion sociale par rapport au reste de la population (27 % contre 23 %), ce qui les expose à une privation matérielle qui va au-delà de la malnutrition. Ainsi, 5,7 millions d’enfants n'ont pas les moyens de porter des vêtements neufs et 4,7 millions n’ont pas deux paires de chaussures de la pointure appropriée (y compris une paire de chaussures toutes saisons). La probabilité que les enfants qui souffrent de privation matérielle soient en échec scolaire, soient en mauvaise santé et ne réalisent pas tout leur potentiel en tant qu’adultes est plus élevée que chez leurs camarades plus aisés. Le principal instrument de l’Union pour favoriser l’employabilité, lutter contre la pauvreté et promouvoir l’inclusion sociale est et restera le Fonds social européen (FSE). Ce fonds structurel investit directement dans les compétences des personnes, qu'il vise à valoriser sur le marché du travail. Cependant, certains des citoyens les plus vulnérables en situation d’extrême pauvreté sont trop éloignés du marché du travail pour bénéficier des mesures d’inclusion sociale du FSE. Le programme européen de distribution de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies (PEAD) est, depuis 1987, une source importante d'approvisionnement pour les organisations qui travaillent en contact direct avec les personnes les plus défavorisées, à qui elles fournissent des produits alimentaires. Il distribue actuellement quelque 500.000 tonnes de denrées par an au bénéfice de ces personnes. Il a été créé pour utiliser au mieux les surplus d'une production agricole alors excédentaire. En raison de l’épuisement attendu des stocks d’intervention, ainsi que de leur grande imprévisibilité sur la période 2011-2020 du fait des réformes successives de la politique agricole commune, un terme sera mis au PEAD à la fin de 2013. Le Fonds européen d'aide aux plus démunis proposé vise à remplacer le PEAD, et à apporter des améliorations par rapport à celui-ci.
Une nouvelle impulsion pour les PME (23/10/2012)
Les petites et moyennes entreprises européennes (PME) continuent de lutter pour se rétablir. À l’échelle de l’UE, leurs efforts ont pour l’instant principalement abouti à une croissance «sans emploi», comme l’attestent les tendances divergentes observées dans les 27 États membres de l’UE. La Commission a publié les résultats du rapport 2012 sur l’examen des performances des PME. Malgré un environnement difficile, celles-ci maintiennent le cap en tant qu’épine dorsale de l’économie européenne. Au nombre de quelque 20,7 millions, elles représentent plus de 98 % des entreprises et emploient plus de 87 millions de personnes. Les microentreprises, qui comptent moins de dix salariés, se taillent ici la part du lion (92,2 %). On estime que les PME comptent pour 67 % de l’emploi total et 58 % de la valeur ajoutée brute (VAB).
Egalité des sexes et croissance économique (18/042012)
La recherche d'une plus grande égalité entre hommes et femmes est un élément essentiel de la réponse de l'UE à la crise économique actuelle. Sur le marché de l'emploi, le taux d'occupation des femmes est de 62,1%, contre 75,1% pour les hommes, ce qui signifie que l'UE ne peut atteindre le taux global d'emploi de 75% d'Europe 2020 que par un engagement fort en faveur de l'égalité entre les sexes. Dans le cadre de la stratégie 2020, la Commission a souligné la nécessité de promouvoir un meilleur équilibre entre le travail et la vie privée, notamment au moyen d'un dispositif approprié d'accueil de l'enfance, d'un meilleur accès aux formules souples de travail, et en veillant à ce que les systèmes de prélèvements et de prestations ne pénalisent pas les deuxièmes revenus des ménages. Les inégalités salariales entre hommes et femmesont légèrement diminué dans l'UE. En moyenne, les femmes gagnent 16,4 % de moins que les hommes pour chaque heure travaillée. Ces inégalités salariales résultent de facteurs multiples, tels que le cloisonnement du marché de l'emploi et les différences dans les choix éducatifs.
Renforcer la mobilité professionnelle des jeunes (01/02/2012)
Le Conseil européen réuni fin janvier 2012 a évoqué l’employabilité des jeunes. Plus de 23 millions de personnes sont aujourd'hui sans emploi en Europe. Il convient de préserver les emplois existants et en créer de nouveaux, y compris dans le cadre de l'économie verte, en prenant des mesures concrètes pour remédier à l'inadéquation des compétences et aux disparités géographiques, mais également en réformant les marchés du travail et en agissant sur le coût du travail en liaison avec la productivité. Cette tâche incombe essentiellement aux États membres, qui doivent élaborer et mettre en oeuvre des initiatives globales en matière d'emploi, de formation et de compétences.
Les mesures visant à réduire les coûts salariaux indirects, telles que la réduction de la pression fiscale, peuvent avoir une incidence importante sur l'offre d'emploi pour les travailleurs peu qualifiés et les jeunes. La réduction de la segmentation du marché du travail peut faire beaucoup pour offrir aux jeunes des débouchés professionnels.
Le Conseil propose d'intensifier les efforts visant à aider les jeunes à acquérir une première expérience professionnelle et à participer au marché du travail : il faudrait viser à ce que, en l'espace de quelques mois suivant leur sortie de l'école, les jeunes se voient proposer un emploi de bonne qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage; d'augmenter de manière considérable les possibilités d'apprentissages et de stages afin que ceux-ci offrent de véritables perspectives aux jeunes, en coopération avec les partenaires sociaux et, si possible, dans le cadre de programmes de formation; de redoubler d'efforts pour que les jeunes en décrochage scolaire suivent une formation.
L’Union s’engage à : renforcer la mobilité des étudiants grâce à une augmentation sensible du nombre de placements dans des entreprises dans le cadre du programme Leonardo da Vinci, à recourir au Fonds Social Européen pour soutenir la mise en place de dispositifs d'apprentissage et de dispositifs de soutien en faveur des jeunes entrepreneurs et entrepreneurs sociaux ; à renforcer la mobilité transfrontière de la main-d'œuvre (il conviendra à cette fin de réexaminer les règles de l'UE sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, y compris la carte professionnelle européenne et le passeport européen des compétences, de consolider encore le portail EURES et de progresser sur la question de l'acquisition et de la conservation des droits à pension complémentaire pour les travailleurs mobiles).
Des tutrices pour accompagner des femmes chefs d’entreprise (27/11/2011)
Un nouveau réseau européen de tutrices visant à promouvoir l’esprit d’entreprise féminin par le partage de savoir-faire et d’expérience a été lancé par la Commission européenne. Les femmes ne représentent que 34,4 % des personnes exerçant une activité indépendante en Europe. Pour accroître cette proportion, des femmes chefs d’entreprise qui ont réussi aideront des femmes entrepreneurs ayant créé une entreprise deux à quatre ans auparavant. Ces tutrices donneront à ces nouveaux chefs d’entreprise des conseils concrets sur la manière de gérer et de faire croître leur société dans cette phase précoce et critique de son activité, les aideront à développer les compétences non techniques nécessaires et leur apporteront un accompagnement personnalisé.
L’Europe aide les licenciés économiques (15/07/2011)
La Commission européenne a approuvé une demande d’intervention du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) introduite par la France. Les autorités françaises ont sollicité une aide de 24 493 525 euros pour faciliter le retour à l’emploi de 3 582 personnes licenciées par Renault et sept de ses filiales et producteurs en aval en raison de la crise économique et financière qui a occasionné des chutes importantes d’achat de véhicules neufs. Ce fonds permettra la prise en charge de formations et d’allocations, d’aide à la reconversion et à la création d’entreprise.
Renforcer la reconnaissance des qualifications professionnelles (27/06/2011)
La Commission propose une consultation en vue de la rédaction d’un livre vert sur la révision de la directive de 2005 concernant la reconnaissance des qualifications professionnelles. Parmi les propositions qui pourraient être retenues fin 2001 dans le cadre d’une mesure législatives : la création d'une carte professionnelle européenne pour les professions intéressées et la révision des exigences de formation pour certaines professions. La carte professionnelle délivrée au professionnel par l'autorité compétente de son État membre d'origine lui tiendrait lieu de justificatif (attestant la possession des qualifications nécessaires et de l'autorisation d'exercer) qu'il pourrait faire valoir auprès de clients, d'employeurs ou d'autorités compétentes dans un autre État membre.
De même, serait donnée la possibilité d'utiliser de nouvelles plates-formes communes pour faciliter la mobilité des professionnels qui ne bénéficient pas de la reconnaissance automatique, en s'appuyant sur des critères de qualification définis en commun. Par ailleurs, les exigences minimales de formation applicables à certaines professions (les architectes et certaines professions de santé) pourraient être révisées. À cet effet, il pourrait être nécessaire de procéder à certains ajustements concernant la durée et le contenu des formations ainsi que les compétences linguistiques requises pour les professions de santé.
La solidarité en action (22/06/2011)
43 millions d’Européens sont menacés par la pauvreté alimentaire. Pour faire face à cette situation des associations caritatives comptent sur les 113 millions d’euros que l’Europe mettra sur la table en 2012, soit l’équivalent de 160.000 tonnes de céréales et 54.000 tonnes de poudre de lait écrémé. En 2009, 42.000 tonnes de produits avaient été distribuées à 18 millions de personnes dans 19 pays.
776.000 nouveaux citoyens européens en 2009 (14/06/2011)
En 2009, 776.000 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’UE27. Ce chiffre est en hausse de 80.000 en raison du Royaume-Uni, qui pour des raisons purement administratives a accordé un nombre anormalement bas de nationalités en 2008. En 2009, les nouveaux citoyens de l'UE27 étaient principalement originaires d’Afrique (29% du nombre total de nationalités acquises), d’Asie (24%), de pays européens hors UE27 (22%), d’Amérique du Nord et du Sud (15%) et d'Océanie (1%). Les citoyens d’un État membre de l’UE27 ayant obtenu la nationalité d’un autre État membre représentaient 8% du total. C’est au Royaume-Uni (204.000 personnes), en France (136.000 personnes), et en Allemagne (96.000) que les octrois de nationalité ont été les plus nombreux.
Par rapport à la population totale de chaque État membre, les taux les plus élevés de nationalités accordées ont été constatés au Luxembourg (8,1 octrois de nationalité pour 1.000 habitants), à Chypre (5,1), au Royaume-Uni (3,3) et en Suède (3,2). La moyenne de l’UE27 était de 1,6 octroi de nationalité pour 1.000 habitants.
En 2009, les principaux groupes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’UE27 étaient constitués de citoyens du Maroc (59.900 personnes), de Turquie (51.900), d'Inde (31.100), d’Équateur (27.800) et d'Albanie (26.700). Parmi les États membres ayant octroyé le plus grand nombre de nationalités, les plus grands groupes au Royaume-Uni ont été les Indiens (13% du total des octrois de nationalité) et les Pakistanais (10%), tandis qu'en France, les plus grands groupes ont été les Marocains (19% du total des octrois de nationalité) et les Algériens (15%) et en Allemagne, les Turcs (26%).
Les variations de la population européenne (08/06/2011)
Eurostat vient de livrer de nouvelles projections concernant la démographie européenne : la population de l’UE27 devrait s’établir à 501 millions d’habitants au 1er janvier 2010 puis à 525 millions en 2035, atteindre un pic de 526 millions autour de 2040, puis diminuer progressivement pour s’établir à 517 millions en 2060. Les plus fortes croissances de population devraient être relevées en Irlande (+46%), au Luxembourg (+45%), à Chypre (+41%), au Royaume-Uni (+27%), en Belgique (+24%) et en Suède (+23%), et les déclins les plus marqués en Bulgarie (-27%), en Lettonie (26%), en Lituanie (-20%) ainsi qu'en Roumanie et en Allemagne (-19% chacun). En 2060, les États membres ayant la population la plus nombreuse devraient être le Royaume-Uni (79 millions d’habitants), la France (74 millions), l’Allemagne (66 millions), l’Italie (65 millions) et l’Espagne (52 millions).
La population de l’UE27 devrait également continuer à vieillir, la part des 65 ans et plus passant de 17% en 2010 à 30% en 2060, et celle des 80 ans et plus progressant de 5% à 12% au cours de la même période.
Lutter contre le stress au travail (13/05/2011)
Au cours des 10 dernières années, le phénomène du stress lié au travail a pris de l’ampleur dans 9 États membres et n’a reculé qu’en Suède. Des études indiquent que le stress est à l’origine de 50 à 60 % des jours de travail perdus. En France, par exemple, le stress aurait un coût annuel d’au moins 2 à 3 milliards €. Au Royaume-Uni, l’anxiété, le stress et la dépression liés au travail entraîneraient la perte de 10 millions de jours de travail. Le stress lié au travail aurait aujourd’hui un coût direct estimé à quelque 4 % du PIB de l’UE. Pour faire face à ce problème, les représentants des travailleurs et des employeurs européens ont conclu, en 2004, un accord visant à assurer une protection minimale. La Commission a publié une évaluation des retombées de cet accord selon laquelle l’accord a eu des effets positifs là où il a été mis en œuvre. Les efforts accomplis par les employeurs et les travailleurs ont notamment débouché sur l’adoption de mesures dans 12 États membres qui s’étaient jusque-là caractérisés par un certain immobilisme. L’accord n’a certes pas été appliqué de la même manière dans tous les pays, mais 19 États disposent aujourd’hui d’une législation ou de conventions collectives contraignantes applicables au stress ou à d’autres risques psychologiques liés au travail.
Les femmes en affaires, c'est du sérieux (13/05/2011)
L’Europe des entreprises reste un univers masculin : dans les conseils d’administration des grandes entreprises européennes, à peine un membre sur dix est une femme, et dans 97 % des cas, le PDG est un homme. Des études européennes révèlent que les entreprises comptant davantage de femmes aux postes de direction obtiennent de meilleurs résultats que celles qui réservent ces fonctions aux hommes. Leur bénéfice d’exploitation est plus élevé et elles parviennent mieux à attirer les talents et à comprendre leurs clients. L'utilisation optimale des compétences féminines au sein de la main-d'œuvre européenne est non seulement profitable aux entreprises, mais a des répercussions favorables sur l’économie et la société dans son ensemble. Si 60 % des diplômés de l’université sont des femmes, celles-ci demeurent sous-représentées aux postes de décision économique. L’Europe prône l’autorégulation mais envisage aussi dans le cas d’un échec de prendre des mesures concrètes.
Le dialogue social pour surmonter la crise (13/05/2011)
Le dialogue entre représentants des travailleurs et des employeurs– autrement dit, des partenaires sociaux – et entre gouvernements revêt une importance cruciale pour l’élaboration de la riposte européenne à la crise. La participation de ces partenaires sociaux aux négociations et aux consultations a aidé les entreprises et les travailleurs à s’adapter au changement et a contribué, notamment, à réduire autant que possible les pertes d’emplois en Europe. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par la Commission européenne. Un dialogue social dynamique a abouti à des solutions telles que l’introduction ou l’extension de régimes de chômage partiel dans plusieurs États membres et secteurs d’activité. Le dialogue social reste à un niveau très bas dans bon nombre des pays qui ont rejoint l’Union en 2004 et 2007. En Pologne, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie, dans la République tchèque et en Slovaquie, la crise a débouché pour la première fois sur des accords entre partenaires sociaux à l’échelon interprofessionnel national.
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